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Palms (Santiago et Valparaiso)


Après un réveillon bien (trop) arrosé avec Lorena et ses amis, et un Italien, Giaccomo, rencontré sur le retour du tour à Uyuni, nous avons eu la mauvaise idée de prendre l’avion le 1er Janvier 2018.

Plus jamais…Je vous passe les détails mais le manque de sommeil et la gueule de bois ne font pas bon ménage avec un vol de plusieurs heures.

Bref, nous sommes arrivés à Santiago complètement crevés et défaits. Pas de bol, mes camarades de chambre à la casa roja avaient décidé de ne pas se faire discrètes, que ça soit la nuit ou le matin. J’ai manqué d’en claquer 4 tellement elles étaient irrespectueuses.

Les joies de la vie en auberge de jeunesse…

Santiago a été synonyme de repos, boulot et d’une pause après un marathon dans le Nord du Chili.

On a quand même fait un tour guidé gratuit de la ville, en français, et visité le musée de la mémoire et des droits de l’homme, qui se concentre sur l’Histoire du pays, avec le coup d’Etat de 1973 et la dictature. C’est franchement un musée à faire. C’est gratuit, vous en apprendrez beaucoup sur les belles idées de Pinochet et son goût immodéré pour la torture.

Pas réjouissant mais instructif et ça fait du bien un peu de culture.

J’en ai aussi profité pour décider quel appareil photo allait me coûter un bras et demi pour remplacer celui qui m’a été volé en Argentine (encore merci Isa et Nicole pour les conseils).

La ville de Santiago ne m’a pas emballée du tout, trop de monde, je ne me suis pas sentie super safe tout le temps et l’attitude de la grosse majorité des commerçants m’a agacée au plus haut point. Je me suis habituée au civisme et au respect des Canadiens. Le côté « tranquilo » poussé à l’extrême tout en étant à peine aimable avec les touristes/clients m’a vraiment posé souci et j’ai perdu patience plus d’une fois devant un commerçant qui me roulait les yeux ou me parlait à une vitesse impossible à suivre.

Il y a malgré tout quelques endroits bientôt sympa à voir et y passer 2 jours, si vous n’êtes pas fans des grandes villes, peut être quand même intéressant. Et il y a aussi pas mal de street art, ce qui embellit un peu la ville, à mes yeux.

Je retiendrai surtout qu’on y a revu Marie, qu’on a profité de la piscine de l’auberge, sous les palmiers, et rencontré des voyageurs super sympas, dont Sixtine et Guillemette, en voyage longue durée, et un trio de Brésiliens qui m’ont un peu fait changer d’avis sur les Brésiliens.

Après avoir fait un break à vivre un peu chacun de son côté, Erwan et moi reprenons le bus le 6 janvier, pour partir à Valparaiso, où on va retrouver Hélène, rencontrée à Buenos Aires et revue à Tilcara, et aussi nos deux Torontoises, Sheenah et Katie, rencontrées à San Pedro.

Valparaiso, ou Valpo pour les intimes, c’est une petite ville très touristique, réputée pour ses ruelles escarpées, ses escaliers cachés, son street art et son bord de mer.

Ça tombe bien, on a envie de voir tout ça. On se pose dans un hostel un peu éloigné du centre touristique, la Jolla hostal. Quelle belle surprise en ouvrant la porte de tomber sur un intérieur super confortable, neuf et bien agencé. Une vraie perle.

On fera nos débuts dans Valpo en allant se promener au marché où les fruits et légumes sont 1000 fois moins chers et plus beaux qu’au supermarché. Une vraie expérience locale que de faire le marché.

Le lendemain on fera le free tour avec la même compagnie qu’à Santiago, Valp' O top. Cette fois c’est Mathieu qui nous fait le tour et le hasard faisant bien les choses, il est en PVT Chili.

Il nous emmène dans les cerros de Valparaiso, qui est en fait étalée sur 42 à 45 cerros (collines), chacun portant son petit nom. Cerro Concepción et Cerro Alegre sont deux des plus touristiques.

Je suis toute contente d’avoir un nouvel appareil photo pour mitrailler tout ça, même si je me galère un peu avec les réglages, que je ne maîtrise pas du tout sur cet APN.

Pendant plus de 3 heures, Mathieu nous en apprend beaucoup sur Valparaiso,la culture, le street art et sur l’Histoire du Chili...C'est à Valparaiso qu’a commencé le coup d’Etat de Pinochet en 1973, avec l'aide de l'armée chilienne qui n'a servie qu'à ça dans toute son Histoire...

Ayant vu le Musée des droits de l'Homme à Santiago, on avait déjà une petite connaissance du sujet donc c'était plus facile à suivre.

C’est super intéressant de faire les free tour, quand le guide connaît son coin. Et on sent bien qu’il aime échanger et informer.

Ça tombe donc super bien qu’il soit en PVT parce que ça va me faire une belle interview à faire sur son expérience le lendemain matin.

Le wifi étant plutôt bon à l’auberge, j’en profite pour pas mal bosser et avancer sur le blog, sans oublier de me promener quand même.

On retrouve aussi Hélène, avec qui on a décidé d’organiser un trip vers la Patagonie, jusqu’à Ushuaia, en Terre de Feu.

Avant de partir à l'aventure, on a encore quelques jours pour profiter des charmes de Valpo. Après avoir interviewé Mathieu, je me suis baladée du côté du Parque, j’ai marché jusqu’au Cerro Bella Vista pour aller voir le musée à ciel ouvert. Des artistes ont peint des fresques dans les rues pour rendre leurs œuvres accessibles au plus grand nombre. Belle idée, mais entre-temps, quelques malins ont pourri certaines œuvres en les taguant, et du coup c’est devenu un endroit où admirer du street art, en dehors du centre-ville, qui en est couvert.

Je suis d’ailleurs tombée en amour pour INTI, ses œuvres, son style…J’adore, je suis fan !

Trop fan <3

Je suis allée jusqu’à La Sebastiana, une des maisons de Pablo Neruda, mais pas de bol, c’est fermé le lundi…

Le mardi, nous avons pris le bus direction Viña del Mar pour rejoindre nos copines Torontoises et faire les lézards sur la plage pour profiter de la plage. Une bonne pizza dans le bide, on s’est posés sur le sable, et on a pris le soleil.

La baignade a été un peu compromise par les dizaines de méduses, a priori inoffensives mais dégueulasses, qui flottaient. J’ai pris deux bains en serrant les dents mais même si je les trouve belles quand elles nagent, je ne suis quand même pas fan des méduses collées sur moi. Beurk ! Les gosses locaux te les chopaient à plein bras, ou les piétinaient, disséquaient… J’en venais à espérer que certaines sont urticantes pour qu’ils arrêtent, vu que les parents ne leur disaient rien…

A part ce spectacle affligeant, on a fait le plein de vitamine D, de bonne bouffe (dont des super hamburgers et un mojito comme je les aime, le soir, à A mano, the place to eat a priori), on a bien ri avec Katie et Sheenah, particulièrement en forme :p

On les reverra le lendemain soir à leur arrivée à Valpo, pour un dernier verre chilien, en espérant se revoir côté Canada un de ces jours. (thanks for all the good and funny moments, girls ! See you in TO or VAN ;) )

On a vraiment bien aimé Valparaiso. L’idéal pour moi, c’est d’avoir un aperçu de la ville avec un free tour, ça permet de se repérer un peu, puis de partir en exploration par soi-même.

Les escaliers décorés, les fresques de street art partout, les maisons colorées, le fait que la ville s'étale sur des collines, avec vue sur mer... J'aime vraiment beaucoup.

Les gens sont majoritairement très sympas, il y a des chiens de rue partout et on voit que la population en prend soin. Chaque rue a son chien et lui a donné un nom. Il y a même des endroits où déposer vos restes de bouffe pour les chiens, plutôt que de les jeter à la poubelle.

Le soir, il est recommandé de ne pas s’attarder dans les coins moins touristiques, de rentrer en Uber ou en taxis pour éviter de tomber sur des petites frappes qui reconnaissent les touristes sans aucun souci. C’est une ville où il faut se perdre dans les allées, ne pas chercher à suivre un plan. C’est comme ça qu’on découvre les allées cachées, les escaliers couverts de street art, les maisons colorées, en prenant un funiculaire ou un ascenseur un peu au hasard, pour 100 pesos chiliens.

En journée, je ne me suis jamais sentie en danger. Je garde mon backpack devant moi si je suis dans la foule, ma pochette sécurité sur le bide et les papiers importants à l’auberge, sous clé. On ne va pas tenter le diable, non plus.

Vina del mar a une ambiance complètement différente, plus résidentielle, chic, safe…Mais du coup moins colorée et moins authentique.

On repartira de là avec un beau bronzage, plein de couleurs dans les yeux, des statistiques iphone health à faire des cuisses en béton (10 km et 41 étages montés pour moi le jour où j’ai interviewé Mathieu !) et un plan d’attaque pour partir à la découverte de la Patagonie avec Hélène.

Mais ça, c'est pour le prochain récit, vous connaissez le principe ! Palms de Petit Biscuit


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© 2015 par Starry Sun.

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